Des dunes et des Lions.
Samedi, janvier 15th, 2005
Je me réveille persuadé qu’il est trop tard pour que j’accompagne la troupe qui partait ce matin. Les yeux à moitié ouvert, je les retrouve avec joie pour le petit déjeuner et nous partons ensuite pour Cabo Polonio à travers les dunes.
Pauline ne vient pas, sa peau est encore toute rosée du bain de soleil de la veille. La marche promet d´être longue et difficile, trois heures sous le soleil et dans le sable mais le paysage est sublime : une forêt qui vient mourrir au loin juste avant la plage pour y laisser la place aux dunes de sable dignes du Sahara. Cet endroit est intact, les bulldozers touristiques ne l’ont pas dévasté. Les vagues qui se cassent violemment sur la plage rendent l’endroit encore plus sauvage. Se dessine au loin Cabo Polonio, un petit village composé de baraques en bois avec pour seul construction un phare. Ce village tranquille semble en pleine harmonie avec la nature avoisinante. En évoluant dans ses rues de sable, me revient à l’esprit ce que disait le guide en quelques phrases succinctes mais je ne veux pas y croire. Je continue en direction du phare, seul, convaincu que cet endroit m’a déjà révélé tous ses secrets. Le phare n’a rien de passionnant et je fais demi-tour en passant par les rochers qui bordent la côte. Je me demande ce que ces deux jeunes regardent si fixement. Je m’approche afin de satisfaire ma curiosité et je découvre que ce n’est pas un poisson prisonnier de la marée basse ou une algue fluorescente mais un énorme lion de mer, sorte de monstre à tête de lion et au corps de phoque. Mon appareil photo pourvu de quelques photos supplémentaires et ma curiosité rassasiée, je termine ma visite de l’autre côté du phare pour y découvrir que ce lion de mer que je croyais esseulé était en fait accompagné de près de 500 de ses congénères.
Les cabanes de Valizas, un village hors du temps.
Amis d’ un soir, voilà mes compagnons de route et en particulier Yvonne, heureuse de parler un peu Français (du coup je ne l’ ai pas lâchée de la matinée…).
Au loin Cabo Polonio, je me demande combien de temps ce lieu restera intact.
Le voilà le monstre ! Le premier lion de mer que je trouve et qui me menera à tous les autres.
Ces lions de mer nous ressemblent étrangement… ils se grattent le dos,