Bolivie

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La Paz, les Yungas et fuite.

Vendredi, juin 10th, 2005

La Bolivie est un pays fatiguant. Le climat est dur, les gens sont timides et s’ouvrent difficilement aux « gringos » et les journées sont courtes. Je suis toujours avec Tim et notre équipe se porte bien, c’est rare de voyager plus d’un mois avec quelqu’un sans aucun accrochage. Nous laissons le vélo de côté pour nous rejoindre La Paz, capitale économique. L’arrivée offre une vue inoubliable, la ville se situe entre 2800m et 4100m d’altitude et est entourée de sommets enneigés culminant à plus de 6000m (dont le Huayna Potosi : http://www.visiontourdeterre.com/Default.asp?id=46 )! La nuit passée dans le bus n’a pas été de tout repos. Les centaines de kilomètres de détours à travers des pistes de graviers, pour éviter les barrages routiers, m’ont empêché de dormir. Je suis d’une humeur exécrable et les premiers coups de pédale dans La Paz n’arrangent rien. La découverte d’une nouvelle grande ville est toujours un grand moment de stress. Heureusement, armé de mon espagnol (suffisamment correct pour parler maintenant sans les mains), je réclame ma route aux visages les plus bienveillants.

Viens ensuite la découverte de la ville, sans vélo cette fois-ci c’est plus discret. Même dans la capitale, tout se vend et tout se vit dans la rue. Ce n’est donc pas facile de trouver ce qu’on cherche, surtout dans le cas particulier de vouloir réparer son appareil photo (expérience vécue par Tim).Il faut tout d’abord tenter sa chance auprès du gérant de l’auberge, d’un chauffeur de taxi ou encore d’un passant quelconque qui vous indiquera toujours un endroit où aller… dans lequel vous ne serez pas surpris de trouver de tout sauf le dit magasin. Fort heureux d’avoir croisé sur votre chemin un magasin de photos, vous retournez sur vos pas, plein d’espoir, mais hélas celui-ci ne vend que des pellicules… mais la gérante, très sympathique, vous envoie vous perdre dans un nouveau quartier (c’est aussi le meilleur moyen de visiter la ville !). La solution, l’unique d’ailleurs, est de rester très patient et de continuer sa quête jusqu’à trouver le bon. Mais hélas vous devrez y retourner le lendemain, le patron n’étant pas là ! Ici, tout le monde vous aidera et vous indiquera où aller, c’est comme une obligation d’aider quelqu’un même quand on ne connaît pas la réponse. De la même manière, je suis arrivé dans un village après 40km de route au lieu des 80 annoncés pas trois personnes différentes (pas de cartes routières correctes ici !).

Les blocages routiers commencent à cerner La Paz et nous devons sortir de nuit pour les franchir. La route vers les Yungas (région amazonienne) est un paradis pour cyclistes : 80 km de descente en partant depuis des montagnes arides à 4700m d’altitude pour atteindre le début de la jungle à 1500m d’altitude. Je suis comblé de joie en trouvant des arbres, des ruisseaux, des chutes d’eau, des fruits, des fleurs, des papillons, des animaux, mais hélas des moustiques également… A la fin de cette agréable route, nous découvrons le village de Coroico. Surplombant quelques collines débordant de verdure, cette petite ville charmante nous accueille avec calme. Hélas, les grèves redoublent de participants et les blocages atteignent maintenant la région des Yungas, jusqu’ici resté tranquille. La Bolivie est au bord de la guerre civile et c’est alors que nous décidons de la fuir. La Paz est totalement encerclée par les bloceos mais nous réussissons à y retourner avec l’un des derniers bus. Nous apprenons alors qu’il est impossible de sortir en direction du Pérou, mis à part à vélo ou à pied : quelle aubaine, la route est à nous ! Nous pédalons deux jours sans aucune voiture, mis à part les quelques centaines de camions remplis de paysans en colères se rendant à La Paz. Les villages sont désertés et tout le pays est fermé. Les blocages routiers sont les seuls inconvénients : de plus en plus haut et de plus en plus nombreux, ils nous empêchent de profiter de certaines descentes et nous obligent à porter nos vélos. Je suis heureux d’arriver au Pérou et de retrouver un peu d’animations dans les rues (autres que des manifestations).

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Une des nombreuses manifestations dans La Paz. Réfugié au deuxième étage dans un restaurant Chinois, un manifestant jette une pierre en direction du gérant. Les manifestants ne tolèrent pas que certains travaillent.

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Début de la descente vers les Yungas. Pas de végétation, je suis à plus de 4500m d’altitude. Cette route est surnommée “la route de la mort”.

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80km/h… puis repos et parties d’échec.

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descente vers les Yungas, suite.La végétation arrive.

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Tim sur la route de la mort

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Toujours la même route… toujours en descente, le bonheur.

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régime de banane                              Fleur appelée “la justice”. Elle ne fait pas de fruit et ne sert à rien d’autre qu’à décorer…

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Café

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La fameuse feuille de coca. Elle est consommée librement ici et depuis des centaines d’années. Le problème est ce que l’on en fait par la suite.

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Famille de papillons se faisant dorer la pilule.

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Depuis Coroico, l’amazonie n’est qu’à quelques kilomètres, tout au fond.

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Retour à La Paz

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Nous sommes enfin sortis de La Paz après quelques dizaines de barrages routiers de ce type. Nous ne savons pas encore qu’une centaine d’autres nous attendent.

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La route appartient aux piétons et cyclistes !

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Voici les camions chargés de manifestants se rendant à La Paz. Nous en croisons au moins cent, tous remplis à ras bord.

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Première vue du lac Titicaca.

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Lac Titicaca

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Le plus grand problème de Tim en Bolivie : la taille des lits.

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Lac Titicaca, perché à 3800m d’altitude. Il fait froid, encore et toujours.

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Drapeau de la révolution bolivienne.

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Les barrages sont de plus en plus haut et nous bloquent brutalement dans les descentes.

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Voici le plus beau : environ 1m 50 et couvrant toute la largeur de la route !

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Copacabana, à ne pas confondre avec la plage du Brésil

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En attendant Tim, parti faire un tour sur “l’isla del sol”, ce sympathique paysan me propose un tour sur sa barque.

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Les femmes de Bolivie sont toutes vêtues de ces robes et portent des ponchos dans lesquels elles transportent leurs affaires ou leur enfant.

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Au coin de la rue à Copacabana.

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Lac Titicaca avec au fond la chaîne de montagnes dont le Huayana Potosi. Celles-ci se situent à plus de 200km.

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Roseaux séchant en vue d’être transformés en bateau.

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Ascenscion de l’HUAYNA POTOSI, 6088m

Vendredi, mai 20th, 2005

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Après plusieurs semaines passées à plus de 4000m d’altitude (moyenne de l’altiplano) et quelques passages à 5000m, les sommets aux alentours m’attirent inéluctablement. Tim lance l’idée le premier : “Et si on montait au Licancabur ?”. Nous sommes  au sud de la Bolivie et ce volcan culmine à quasi 6000m. L’idée est encore fraîche et je propose à Tim de laisser mûrir ce projet. Quelques jours plus tard, Steve et Géraldine (voir page sel, sucre et argent) nous persuadent que le Huayna Potosi (6088m) est à notre portée. Cette fois-ci, le rendez-vous est pris pour ce sommet qui surplombe la ville de La Paz.

Pareils à deux gamins surexcités nous demandons les services d’un guide dès notre arrivée à La Paz et partons le soir même pour le refuge se situant à 4700m d’altitude, au pied de cet imposant sommet aux neiges éternelles. Après une journée d’acclimatation et  d’exercices sur les parois d’un glacier, nous montons au camp de base à 5100m d’altitude. Le départ est fixé à 1h du matin pour le lendemain. Je n’arrive pas à dormir, je me sens excité et angoissé comme la veille de mon départ en octobre et l’altitude semble avoir une influence  des plus néfastes sur mon organisme. Levé à minuit, je me force à avaler quelques bouts de pain mais l’appétit me fait défaut. J’enfile  mes habits les plus chauds : deux pairs de gants et trois paires de chaussettes, je chausse mes crampons et me voilà marchant sur la lune. C’est agréable, je prends plaisir à écouter le bruit des craquements de la glace sous mes pieds, à observer La Paz en contrebas et à regarder ce paysage vierge paisiblement éclairé par un limpide clair de lune. Nous arrivons tranquillement face au premier mur qui nous emmène directement à 5700m d’altitude. Je ne pense plus qu’à assurer chacun de mes pas, tout en avançant le plus lentement possible. Tim commence à souffrir également et se plaint. Pour ma part, je décide d’économiser mon souffle et de ne plus parler du tout.

Péniblement, nous atteignons la base du dernier mur : une paroi glacée de 200m de long à environ 80% de pente. Mon corps tout entier réclame de descendre à une altitude raisonnable, Tim est blême mais nous décidons d’entreprendre l’ascension de cette partie finale. Je n’ose pas regarder le sommet tellement celui-ci me parait loin. J’ai l’impression d’avoir du plomb dans les chaussures et que quelqu’un m’écrase la tête dans un étau. Tim a de plus en plus de mal et pour couronner le tout,  casse ses crampons et ne s’en rendra compte que 10 minutes plus tard. Hugo, notre guide, les retrouve 20 mètres plus bas et se demande comment il a pu continuer de monter sans ceux-ci. Ce dernier me confira plus tard qu’à ce moment précis, son cerveau ne coordonnait plus ses gestes et pensées… L’attente est terrible et je m’agrippe du mieux que je peux à mon piolet. Nous repartons pour seulement cinquante mètres, nouvelle casse ! Je n’en peux plus, je veux tout arrêter mais nous sommes encordés et devons donc monter au même rythme. Cette nouvelle réparation doit nous emmener au sommet, je ne supporterai pas une nouvelle attente pendu à mon piolet.

Lentement, nous nous rapprochons de notre but, vingt centimètres par vingt centimètres. Les larmes coulent sur mon visage tandis que le soleil se lève dans mon dos. Je ne sais pas si ce sont des larmes de joies ou de fatigue. Il ne reste plus qu’un mètre ! Je hurle à Tim de me laisser du mou et suis envahi alors par la joie que procure l’arrivée à un sommet : un énorme soulagement. Face à moi, ou plutôt sous mes pieds, s’étendent les Yungas (partie amazonienne de la Bolivie)  de l’autre côté j’admire l’altiplano du lac Titicaca (après un vide abrupte de plus de 2000m). Je suis à bout et n’arrive pas à avaler quoi que ce soit.  Même le fait de prendre des photos est un effort insurmontable mais je me pousse à immortaliser ce moment.

Il nous faudra seulement deux heures pour redescendre les sept heures de montée. L’appétit revient et, avec lui, vient le plaisir d’avoir accomplit cette ascension

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Entraînement à 5000m

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Camp de base à 5200m. Au fond : le sommet.

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Voilà l’équipe à une heure du matin : Vincenzo (notre cuistot), Tim et Hugo (notre guide).

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Il est deux heure du matin et j’ai encore la force de prendre des photos.

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Première casse de crampon sur le dernier mur.

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Sommet, enfin !

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Hugo

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La descente: presque aussi dure que la montée

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Toujours pendant la descente, Tim récupère tout doucement.

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De retour au refuge, l’esprit encore confut je prend ma raclée aux échecs.

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Sel Sucre et Argent

Vendredi, mai 20th, 2005

Dès mon entrée en Bolivie, je suis fasciné par ce pays, son histoire et son peuple. Huit millions d’habitants dont six millions d’indiens : Aymara, Quechua, Guarani, Tocaña, Essejas, etc. Tous radicalement différents : couleur de peau, langue, traditions et coutumes. J’ai le sentiment, pour la première fois depuis que je suis en Amérique du sud, de me sentir réellement dépaysé. La Bolivie a su garder une authenticité rare et se préserver pour le moment du tourisme de masse. Ce dernier n’est de toute manière pas très attiré pour le moment car l’instabilité politique actuelle ne rend pas le pays très n accueillant.

Pour preuve, mes premiers jours en Bolivie sont  ponctués par les premières manifestations contre le gouvernement. Je croise des touristes qui cherchent à quitter le pays au plus vite car les menaces de bloceos (blocages routiers) se font de plus en plus inquiétantes. Le peuple réclame la nationalisation de l’exploitation des hydrocarbures et, bien sûr, la tête du président. Tim et moi écoutons attentivement ces divers problèmes mais nous continuons notre route vers l’intérieur de l’altiplano,  rassurés par ne nombreuses personnes quant au laisser passer pour les cyclistes. Après avoir traversé le sud-lipez (voir page Sud Lipez), je suis contraint de rester quelques jours à Uyuni, Tim a une tourista conséquente… J’en profite donc pour m’imprégner des couleurs locales et, à longueur de journée, je croise des femmes aux visages marqués par la dureté du climat de l’altiplano, portant des enfants dans des ponchos aux couleurs de leur village et ornant fièrement des chapeaux melon ou haut de forme suivant leurs origines. La rue est animée par les télévisions que certains magasins disposent gracieusement dans la rue pour la joie des passants qui  demeurent de longues heures devant le poste. La télé est un luxe dans cette région. La place centrale est elle animée par les vendeuses de jus de fruits qui transforment, en soirée, leur accueillants bancs en petite caravane pour vendre cette fois-ci de très basiques sandwichs. J’aperçois souvent, au fond de la minuscule caravane, un enfant en très bas âge réclamant le confort de sa mère trop occupée.

Toutes mes habitudes sont  une fois de plus bouleversées comme à chaque fois que je visite un pays, tout se vend dans la rue et il faut connaître les bons coins pour trouver ce qu’on cherche ! Je comprends vite qu’il me sera plus simple et bien moins cher de manger dans les gargotes proposant les traditionnels poulet/riz. Tim se remet difficilement de sa maladie et il n’est pas simple de faire des rencontres ici : les boliviens sont très timides et j’ai parfois le sentiment de tourner en rond ! Mais heureusement Peter, que nous avons rencontré il y a une semaine au camping de San Pedro de Atacama, nous retrouve ici. Nous passons la soirée à partager un pollo broaster (poulet/riz) et nos traversés respectives du Salar.

C’est au moment où je décide de prendre la route seul que Tim se sent mieux et nous prenons alors un bus vers Potosi (nous laissons le vélo de côté tant que Tim n’est pas au top). Potosi et son célèbre “Cerro Rico” (sommet riche) est pleine de charme avec ses petites ruelles. J’en suis agréablement surpris mais je me sens vite oppressé dans cette ville qui grouille. Je ne suis plus habitué au bruit de la ville mais, comme par enchantement, nous croisons Steve (un français en pause) qui propose de nous héberger chez son amie. Nous sommes reçus à la française et partageons avec convivialité un bout de vie  pendant trois jours. Géraldine travaille passionnément depuis huit mois avec des adolescents dans un quartier difficile de Potosi. Steve nous promène et nous conte avec enthousiasme l’histoire de la ville.

Pendant quatre siècles, Potosi était l’eldorado, le nombril de l’Espagne coloniale. L’Europe de la renaissance et du mercantilisme n’aurait jamais connu toutes ses avancées sans l’argent que fournissaient les riches mines du Cerro Rico de Potosi. Les historiens estiment que l’Europe a reçu depuis 1545 jusqu’à l’indépendance de l’Amérique du sud quelques 50 milliards de dollars sous forme de lingots d’argent. Le rôle de la Bolivie était alors de produire des richesses pour le reste du monde, tout en restant les mains vides. Aujourd’hui Potosi est une bourgade reléguée très loin hors du temps. Les mineurs y travaillent dans des conditions encore proche de l’époque coloniale. L’extraction d’argent se poursuit à petite échelle mais ce sont l’extraction d’autres métaux (étain, plomb, zinc et cuivre) qui ont sauvé cette généreuse montagne de l’oubli.

Après l’argent de Potosi et le sel du Salar, je me rends à Sucre à vélo (capital de la Bolivie). Je suis heureux de le reprendre surtout que cette route nous emmène à 2800 m d’altitude (contre 4100 pour Potosi, ce qui en fait d’ailleurs la ville la plus haute du monde). C’est sur ce trajet que je bats mon record de vitesse : 86 km/h, toujours sur deux roues ! Je m’habitue tout doucement à la Bolivie mais je souffre toujours de voir tous ces enfants travailler à un âge où  je rentrais de l’école maternelle avec l’insouciance de l’enfance.  A mi-chemin de Sucre, nous nous arrêtons dans un minuscule bourg où un habitant nous propose de dormir à côté de l’école. Une troupe de cinq enfants nous accompagne et nous jouons avec un de mes ballons de baudruche pendant une heure avant de les laisser pour préparer notre campement de la soirée. Les enfants boliviens jouent rarement à tel point qu’on croise des panneaux publicitaires incitant les parents à jouer avec leurs enfants ! A notre réveil, l’école est étrangement vide mais je retrouve les enfants plus loin… qui aident leurs parents. Je pédale ce matin l’esprit confus par toutes ces images. Nous traversons sur notre chemin des barrages routiers, le mouvement de révolte s’intensifie. L’arrivée à Sucre est agréable, je retrouve des champs, de la verdure et des arbres ! Nous passons quelques jours dans cette grande ville en plein milieu de la fête de l’indépendance où fanfares et tambours  sont de rigueur.

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La ville de Potosi est bloquée par des groupes de femmes. Elles s’assoient paisiblement dans les rues principales du centre.

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Tim demande la permission pour prendre une photo et se retrouve au milieu d’une cinquantaine de personnes réclamant une commission.

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Chez Steve et Géraldine. Ces trois jours passés en leur compagnie m’ont rappelé le confort qu’apportent un toit, de l’eau, de l’électricité, une douche et un lit. En guise de cerise sur le gâteau, je me suis régalé devant une série de dvd.

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Place centrale de Potosi

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Une des nombreuses églises de Potosi.

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Le fameux Cerro Rico

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Entre Potosi et Sucre, plusieurs dizaines kilomètres de descente.

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Sucre et sa place centrale.

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Couleurs banales des marchés de Bolivie. Le plus dur a souvent été pour moi de trouver la vendeuse de l’étale.

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Fanfares de Sucre.

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Marché de Sucre.

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Un cycliste a toujours faim… Pensez-y le jour où vous croisez un de ces fous à vélo.

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