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De Salta à Piedro del Molino, de 1000m à 3348m : trois jours d’ascension.

Jeudi, novembre 25th, 2004

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Au départ de Salta, nous sommes heureux d’avaler 30km de descente en direction des Andes. Le vent dans le dos, cette superbe route n’est qu’une formalité ! Puis nous nous engageons sur un chemin peu  prometteur… Ce chemin, caillouteux et poussiéreux, nous contraint à réduire notre vitesse de croisière à seulement 7km par heure. A 1000m d’altitude, du courage plein les mollets, nous entamons la route qui mène au col de Piedro del Molino à 3348m d’altitude en deux jours (normalement…). Nous emportons des provisions dans nos sacoches espérant naïvement que nous nous réapprovisionnerons arrivés au col.
1° jour

La première journée d’ascension se passe tranquillement et nous sommes surpris de ne pas tant souffrir de l’altitude et de la montée. Nous campons au milieu de la vallée, au bord d’un ruisseau et en compagnie de trois chevaux. Au programme du lendemain : le fameux col (nous espérons y parvenir en fin de journée).

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2° jour

Après deux heures de montée, nous découvrons que notre carte n’est pas précise et qu’il sera impossible d’atteindre les 3348m le soir… Nous devons impérativement faire des provisions plus conséquentes mais hélas il n’y a rien ici, seulement quelques paysans qui se partagent les lopins de terre exploitables. Même le soit disant village de « el Maray » ne nous permet pas d’acheter quelques provisions. Nous pouvons tenir jusqu’à demain à Piedro del Molino et nous continuons alors notre route après un léger repas dans ce minuscule village. Nous montons toute l’après-midi et campons le soir au beau milieu de la montagne qui nous offre cette magnifique vue :

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3° jour

A la montagne se substitue un champ de cactus :

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Nous partons de bonne heure et après 20 minutes d’efforts, nous faisons une pause forcée, Virginie a crevé ! Je consulte notre carte aléatoire : à priori il reste 13km jusqu’au col.

Trois heures et 18km plus tard nous venons à bout du col et je rêve d’un empanada (de beignet fourré aux légumes ou à la viande) et d’un coca bien frais (désolé pour la pub mais dans ces cas-là…). Hélas, il n’y a rien ici, seul un panneau rivalise de fierté avec un sanctuaire. Un couple de belges nous offre une petite boîte de biscuits (ils ont eu pitié).

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on voit sur cette photo la route que nous a mené jusqu’au col.

Nous reprenons la route, déçus de ne pas avoir eu un petit remontant après tous ces efforts ! Le paysage est superbe, on se croirait au milieu de la vallée enchantée de Walt Disney tant les couleurs sont chatoyantes et les formes des montagnes surprenantes. J’aperçois une petite maison mais ce n’est pas Mickey mais Pablo, le gardien du parc qui nous accueille. Une bonne ration de riz me permettra de tenir jusqu’à ce soir. Les provisions sont quasi à sec mais heureusement nous repartons avec le plein d’eau.

  • De Piedro del Molino à Seclantas : la descente d’enfer ou presque !

Pablo confirme qu’il ne reste que 30km de descente jusqu’à Seclantas et que l’après-midi suffira largement pour rejoindre ce hameau. Erreur fatale: ne jamais écouter les conseils d’une personne qui ne fait pas de vélo. La route, composée de sable et en forme de tôle ondulée, est tellement difficile que nous ne dépassons même pas les 4km par heure et ce, en descente ! Huit heures minimum sont nécessaires pour arriver à Seclantas, au lieu des trois heures prévus.

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Il est 15h, nous sommes en plein milieu d’un désert de cactus, il nous reste un litre d’eau et quelques grains de riz. Nous cherchons en vain un coin d’ombre pour nous rafraîchir. Le sable qui se cache sur la route nous fait tomber dans les descentes et nous oblige à pousser le vélo dans les montées. Je m’imagine couper des cactus pour récupérer de l’eau lorsque j’aperçois un camion, caché dans un nuage de poussière. Je jette mon vélo à terre pour lui barrer la route et implore au chauffeur de nous emmener jusqu’au village suivant. En 1 heure nous arrivons enfin à Seclantas et dévalisons un supermarché pour nous réapprovisionner.

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Les chutes d’ IGUACU

Samedi, novembre 20th, 2004

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photo aérienne des chutes

1° jour à FOZ DE IGUACU : Plus nous nous rapprochons de cette ville, plus les gens que nous croisons nous disent de faire attention car il y  beaucoup de vols et de problèmes dans cette “grosse” ville. Je suis donc très surpris de découvrir une petite ville tranquille ! Ses rues perpendiculaires sont très sympathiques et remplies de bars, snack, magasins en tout genre, banques, etc. Je flâne dans ces rues à la recherche de tout et de rien. J’ ai envie de me rendre tout de suite aux chutes mais elles sont situées à 20 km de la ville en plein milieu de la jungle et il est préférable de s’ y rendre le matin pour y saisir les premières lumières

Ces chutes sont un rêve d’ enfant pour moi. Coco, un ami voyageur de mon père, m’ a en premier donné l’ envie de m’ y rendre. Ensuite les livres, atlas et magasines de photos n’ ont fait qu’ accroître cette envie ! J’ y suis enfin mais il me faut encore patienter une journée… que cette journée me paraît longue.

Depuis Maringa, nous n’ avons rencontré que des brésiliens et des “locaux”.  Ici, dans l’ auberge où nous restons et partout dans la ville on peut remarquer des touristes. Parmi ceux que je rencontre il y a des américains, allemands, suédois, finlandais, mexicains, etc. Que de belles rencontres ! En particulier celle de El Hadj, algérien qui étudie l’ anthropologie ici depuis plusieurs mois. Il y a également le vieux monsieur barbu, américain. Nous partageons nos pensés et refaisons le monde pour une bonne partie de la nuit. Chauffeur de taxi pendant plus de 30 ans, il laisse tout tomber le lendemain d’ un accident grave dans lequel il ressort indemne. Il y voit un signe et décide de prendre le temps de vivre et de voyager. Depuis 6 mois il voyage en Amérique du sud et ne semble pas décider à s’ en arrêter là !

2° jour : les chutes côté brésilien

Le rio iguaçu partage l’ Argentine et le Brésil. Il y a donc 2 possibilité pour observer les chutes, le côté Argentin et le côté Brésilien.
Suite aux conseils de tout le monde, je tente de mettre mon réveil pour observer les chutes le plus tôt possible… Hélas je n’ ai plus l’ habitude de devoir me dépêcher et respecter des horaires… J’ arrive à 10h30 sur place, avec tous les cars remplis de touristes qui les débarquent par trentaine. Ils ont l’ appareil photos collé à l’ oeil droit et du gauche il suive le bras levé de l’ accompagnateur afin de ne pas se perdre sur l’ unique chemin qui les rendra au plus près des chutes.

Je reste un moment à observer cet énorme site naturel et à me rendre compte que j’y suis ! Le bruit est impressionnant et la première vue qu’ offre le début du chemin est saisissante  !

Je lis dans le routard que par jour de beau temps, on peut observer un arc-en-ciel constant… Hélas il n’ y a pas de soleil aujourd’hui !

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3° jour : les chutes côté Argentin

Nouvelle tentative infructueuse pour un départ matinale, j’ arrive aux chute à 10h30 de nouveau mais à ma grande surprise, de ce côté-ci, il y de la place pour tout le monde ! Il est possible de faire des balades dans la forêt aux alentours. Je profite de la forêt pendant que tout le monde se rend aux passerelles pour approcher les chutes.

Il fait beau et le spectacle promet d’ être superbe ! Je suis tout excité à l’ idée de m’ approcher au plus près des chutes.

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Quelques animaux du coin… la nature est au rendez-vous ici, un parc de 60km sur 40km laisse la nature en paix. Lorsque les chutes sont assez loin pour ne pas se faire entendre, on entend les oiseaux chanter, les singes crier. Les insectes sont omniprésents. Les fourmis ressemblent à des cafards tellement elles sont grosses. Les fleurs exhibent  magnifiques couleurs… bref un paradis de nature !

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A quelques mètres des chutes, le bruit, l’ eau et le vent me donne l’ impression de participer au vendée globe.
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La gorge du diable, impossible d’ y voir le fond. Je m’ imagine plonger avec une bulle pour y découvrir cet endroit inexploré…nicolas Hullot l’ a peut-être déjà fait ?
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Passage Argentine-Chili dans les Andes

Jeudi, avril 1st, 2004


Hito limite = frontière Argentine-Chili

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La cordillère des andes sépare si maladroitement l’ argentine et le Chili qu’ il me faut repasser en Argentine pour continuer ma route au Chili. Je profite de ce détour pour faire mon dernier trek en Patagonie auprès du Fitz Roy. Il y a deux possibilités pour passer la frontière depuis El Chalten (au pied du Fitz Roy) : la route, en faisant un détour de près de 500km, ou la traversée à travers les andes et ses forêts denses. Accompagné de Kelly, une canadienne seule á vélo, de Jody et Josh (retrouvé par hasard à un poste de douane), je m’ enfonce dans un chemin que seuls les marcheurs et les chevaux peuvent emprunter. Quelques irréductibles cyclistes passent á vélo, ce qui sera le cas de mes compagnons. Pour ma part, la tendinite que je traîne depuis trois semaines m’ impose de prendre un cheval. Mitch est désossé et harnaché sur l’ un d’ entre eux. Le poste de douane argentin se résume à deux cabanes, perdus dans les bois, dans lesquels une dizaine de policiers nous accueillent jovialement, heureux d’ avoir un peu de compagnie. A dos de cheval je passe un col pour me retrouver du côté Chilien face a un lac que je traverse le lendemain pour me retrouver à Villa O’Higgins, à l’extrême sud de la caratera austral (route austral).

Ce village ne compte que 350 habitants et se trouve à plus de 200 kilomètres du prochain village qui compte celui-ci 2500 habitants… Il nous faudra environ 4 jours de vélo pour rejoindre Tortel, un petit village à l’écart de la route principale (arrivée ici en 1999 seulement). Tortel est suspendu entre collines et océan par des passerelles en bois qui traversent tout le village, il est donc impossible ici de circuler en voiture ou même à vélo !

C’ est ici que démarre un nouvelle aventure  : la caratera austral, ses montagnes, ses cols impossibles, ses routes de graviers, et ses estancias perdus dans la nature (voir ” La caratera australe “)

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Au fond, le Chili et le passage à travers les andes.

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Poste de douane argentin.

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Poste de douane argentin. Derrière, notre chemin s’enfonce à travers bois.

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Démontage de mitch pour l’embarquer sur sa nouvelle monture.

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Option vélo tout terrain pour Jodi, Josh et Kelly.

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Et voilà !

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Dernière vue sur le fitz roy.

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Et voici la frontière, à dos de cheval

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Traversée du lago O’higgins, le temps d’un peu de tourisme tranquille.

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