février, 2008

...lecture par mois

 

Un repas chez Aurlus

Mardi, février 12th, 2008

La porte du restaurant est fermée mais nous avons maintenant l’expérience de ne plus raisonner avec notre esprit occidental : nous passons par derrière pour demander à un passant si l’établissement est ouvert. On nous répond : « Le gérant est au marché mais revient bientôt », ce qui veut dire « installez-vous et attendez entre 10 et 50 minutes ». La patience est règle d’or ici : nous nous installons en nous servant deux cocas. Des clients arrivent, s’installent, mais toujours pas de gérant.
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Chez Aurlus
Je prends le temps d’observer un menu :

1ère page : Attestation de M. Moussa Diara ayant suivi une formation de perfectionnement en cuisine, hygiène et sécurité alimentaire.

2ème page : Attestation de l’agence générale des services certifiant que M. Moussa Diara a suivi avec succès la formation en techniques de restauration.

3ème page : On peut choisir entre bœuf viande, poulet, demi -poulet, etc. Mais aussi des or d’œuvre, des petits poids, des boisons chaudes, des poisons, et dans la partie boisons fraîches : une chambre de passage (nuit)…
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L’attestation de formation

Toutes les tables sont maintenant occupées lorsque Moussa Diara ouvre la porte d’entrée de son restaurant « Chez Aurlus ». Il balaie tranquillement le sol entre nos pieds, branche la radio, dit bonjour à chacun des clients, se lave les mains et prend les commandes. Il est 12h50, nous sommes arrivés à 12h. Déjà, une femme à la table voisine s’est tout naturellement endormie sans même bouger un muscle. Aux autres tables on discute.
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La sieste sans effort…

Les plats sont servis sauf les nôtres. Nous avons encore des leçons à apprendre : ne pas choisir de plat original, se limiter au riz en sauce ou riz poulet. Le reste n’est pas prêt. A 13h30, le chef m’annonce qu’il n’a pas de banane plantin… alors je prends un riz en sauce ! Heureusement un soap opera à la télé me fait patienter. D’ailleurs les premiers servis ayant fini depuis longtemps sont maintenant captivés par la série, confortablement installés dans leur chaise en plastique. Le riz en sauce arrive rapidement mais l’omelette est finalement décommandée.

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…et la série télé pour digérer

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Djenné Mopti : Piste, brousse, fleuve et ville

Mercredi, février 6th, 2008

Depuis Djenné on nous promet de la bonne piste. Pour se rassurer, nous allons repérer les lieux la veille du départ : de la piste rouge, dure et sans trou :-) Du vrai bonheur nous attend, avec en prime le vent dans le dos. En revanche, nous devons faire nos provisions car les 200 km de piste seront de nouveau sans aucune épicerie : Vache Qui Rit, sardines en boîte, pâtes et pain.

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La piste.

La chaleur nous impose de ne rouler que le matin. Le réveil se fait une heure avant l’aube pour pédaler dès les premiers rayons de soleil. Je quitte Djenné dans le calme. C’est à cette heure-ci qu’elle montre son vrai visage, sans les poursuites de locaux cherchant à recevoir des cadeaux des riches toubabous. La piste est rouge sang, les petits villages traversés sont charmants mais toujours d’une pauvreté terrifiante. Partout dans la brousse, nous voyons des femmes se déplacer avec de lourds chargements sur la tête. Les hommes sont certainement en méditation permanente ; ils se regroupent à plusieurs, se vautrent sur des chaises longues en bois et palabrent…

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Pause de 12h à 16h, après la sieste, je m’instruis.
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Un village, quelques kilomètres après Djenné.

Lors de la traversée des villages, ce sont les enfants qui les premiers nous repèrent. Certains nous adressent des grands bonjours de loin, d’autres courent vers nous pour nous saluer de prêt en criant « toubabou ! toubabou ! toubabou ! ». Les femmes nous envoient de larges sourires et les hommes lèvent les deux mains vers nous comme pour nous féliciter.

Nous nous rapprochons du fleuve Niger. Lentement la brousse devient de plus en plus verte. Les villages possèdent maintenant des jardins. On croise quelques machines agricoles et l’eau fait son apparition. Le campement de ce soir est au bord d’un lac : nous savourons la richesse d’avoir de l’eau sans restriction. Le Niger, source de vie pour toute la région, forme un immense « delta intérieur », le Macina, gigantesques mosaïques de marécages et de lacs. Dès que nous le quittons de quelques kilomètres, c’est la brousse sèche avec sa chaleur écrasante qui reprend le dessus.

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Le plus beau des taxis brousse que nous ayons vu !
Arrivés à Ségou après deux jours de pistes et deux jours de goudron, nous sommes abrutis par le bruit de la ville et ce flux incessant de charrettes, voitures, piétons, ânes, chèvres, qui jalonnent les rues. Nous nous frayons un chemin et trouvons refuge…dans la mission catholique ! Super endroit. C’est calme et propre ce qui est très rare au Mali. Nous sommes heureux de trouver une douche, tout simplement.
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Traversée du Niger en pirogue.
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Couché de soleil sur le Niger à Massina.

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Le trajet de Seb et Hutch !

Mardi, février 5th, 2008

Et voici une nouvelle carte du Mali, signée Jehanne, avec le trajet de Seb et  de son fidèle Hutch.
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