janvier, 2008

...lecture par mois

 

Hombori à Douentza : trois premiers jours difficiles

Lundi, janvier 28th, 2008

On nous avait prévenus : anti-moustique en 5 exemplaires, des médicaments pouvant guérir un village entier et surtout des précautions parce que dans le nord du pays…ça craint ! Au lieu de ça, j’attrape la crève par surprise, on ne récolte que de larges sourires en récompense de nos coups de pédales et la sécheresse totale de cette région rend impossible la survie d’un seul moustique…

On ne s’attendait pas à ça. Un excès de confiance et d’excitation à monter de nouveau nos fidèles montures nous en a fait oublié l’essentiel : prendre de la nourriture dès que possible. Nous partons avec une maigre réserve de riz et de pâtes et quelques morceaux de pain. Sur la route, nous ne trouvons rien à manger à part de malheureux biscuits secs sans goût.

photo-moi

Avec ou sans rhume, garder la classe…

1er JOUR : LA DECOUVERTE !

Hombori est village au milieu de sortes de pics rocheux de plus de 1000m d’altitude. Ceux-ci rivalisent de beauté avec ceux de l’Arizona (est-en Arizona ??). J’ai du mal à apprécier le spectacle tellement ma crève m’a mis à plat. J’ai chaud, très chaud et au moindre coup de vent je grelotte de froid. Le moindre mouvement me fatigue mais je me force à avancer lentement parce que rester à l’ombre d’un arbre et attendre n’arrangera rien.

Le 1er jour est aussi la découverte des bonjours. “Salam Aleikoum, ça va bien”, etc. qui s’échangent à chaque personne rencontrée. Un accueil déjà vécu au Maroc mais ici absolument tout le monde nous salue avec un large sourire même de très loin. Les enfants se précipitent vers nous en criant « toubabou ! toubabou ! » (un blanc ! un blanc !)
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Christophe et ses nouvelles copines.
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Le far west ? Non, les roches d’Hombori.
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Une route qui invite à la méditation.
2ème JOUR

Nos réserves d’eau s’épuisent et le riz sans sel c’est vraiment pas bon…Nous nous renseignons sur la prochain « alimentation » (épicerie). Mais les réponses nous laissent perplexes. Il devient une évidence qu’on n’en trouverons pas dans les petits villages bordant la route. Mais on trouvera plus surement de l’eau.
A l’entrée du village il faut saluer les anciens qui semblent surveiller les allers et venues. Ensuite on se présente au chef, soit c’est lui qui vient à nous. Il faut alors se saluer pendant une bonne minute en s’échangeant des « ça va, ça va bien, la famille tout va bien, etc. » en se serrant la main avec franchise. On nous conduit ensuite au forage grâce auquel le village survit. Certains se lavent, les enfants jouent, d’autres s’occupent de remplir des jerricans de 20 litres d’eau.
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Un village sur la route. Ce n’est pas ici que nous trouverons des Vache Qui Rit…

Nous quittons ce village qui nous a paru d’un autre temps, non sans avoir demandé où acheter à manger. Hélas, rien. Absolument rien à manger mis à part de malheureux biscuits secs. On prend alors conscience que la nourriture va être la vraie contrainte de notre voyage.

Le soir, à 18h30, le campement est monté et nous sommes prêts à dormir. Nous commençons à pédaler dès l’aube. Je me shoot au Fervex et aux antibiotiques dans l’espoir que ma crève passe. Elle m’épuise et voilà seulement deux jours de vélo de passés.

campement

Le repos des guerriers.

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Région de Hombori, à faire pâlir Sergio Leone.
3ème JOUR

Il ne nous restait plus que 20km jusque Douentza mais une petite réparation de crevaison retarda notre arrivée. Nous atterrissons finalement dans une ville. Enfin nous pouvons acheter des provisions : pâtes, riz, sardines en boîte et dattes. Repos pour aujourd’hui car demain c’est de la piste et du sable en direction du pays Dogon.
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Tout près de Douentza

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Arrivé à Mopti…(enfin)

Lundi, janvier 28th, 2008

« Mopti enfin !  On retrouve le Niger, de l’eau et de la vie  ! La ville grouille d’activité : port, mosquée, restos, etc.
Le bilan vélo de la journée : 100km, 3 crevaisons et une roue avant voilée. Nous méritons un peu de repos. »

Témoignage de Seb par texto, ce jour 28/01 à 22h

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Un voyage en bus

Lundi, janvier 28th, 2008

A Bamako, nous prenons le bus pour Hombori qui sera le point de départ de notre voyage à vélo. Rendez-vous à 16h pour le départ. Nous sommes stupéfaits de partir à l’heure. Joie de courte durée car nous faisons une pause de plus d’une heure dix kilomètres plus loin. Nouveau départ mais avancée très vite stoppée pour la prière de 19h. On se croit repartis quand deux énormes frigos doivent être chargés sur le toit. On roule enfin. 35km en trois heures, c’est moins qu’à vélo !
Notre bus, un vieil héritage du département du Loiret, nous berce à coups de klaxons, de vitesses qui craquent et de freinages d’urgence. Nouvel arrêt. Mais que ce passe-t-il ? Contrôle policier de plus d’une heure pour finalement abandonner un homme sur la route parce qu’il n’avait pas payé la taxe de la moto qu’il ramène chez lui.
Arrivée à Sévaré. Nouvelle pause ? Non, c’est le terminus ! Nous ne sommes pas hélas à Hombori ! On palabre, on s’énerve un peu, des gens nous entourent et nous sommes « revendus » à un autre bus qui part à 15h…il est 6h du mat.

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