juillet, 2006

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Obidos

Samedi, juillet 1st, 2006

Déçu de Sintra et de l’urbanisation galopante de la côte, nous rentrons dans les terres à la recherche d’un minimum d’authenticité. Les routes de campagne nous déposent alors à Obidos quelques cent kilomètres au nord de Lisbonne.

Je prends timidement mon appareil photo d’une main et de l’autre le dépliant de la municipalité m’expliquant : ” à Obidos, parcourant les rues tortueuses au tracé médiéval, on voit, à chaque pas, des vestiges de différentes civilisations. Des recoins et jardins enfermés dans l’enceinte de la zone de l’ancienne medina à la présence du gothique, en passant par la renaissance et le baroque, ce bourg est une immense œuvre d’art taillée, détruite et reconstruite au long des siècles. Par delà l’héritage matériel d’époques passées, Obidos, ville millénaire, où les traditions se fondent et se rejoignent est, toujours aujourd’hui, l’un des principaux joyaux du pays.”

En plus de sa beauté et de son histoire, Obidos reste connectée à son époque. L’accès internet sans fil dans l’hyper centre est gratuit, des cafés tendances offrent un panorama d’exception sur toute la région et des boutiques d’art ont envahi les ruelles. Mais Obidos a surtout réussi à garder son âme, le tourisme à trouvé sa place sans toucher à l’héritage du passé. Pari réussi !

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Remparts de l’ancienne medina ceinturant le village.

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Détails d’un de ses cafés à la mode

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Vue depuis les remparts

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Sintra la triste

Samedi, juillet 1st, 2006

On attendait de Sintra un petit village perché pittoresque et tranquille, quelques ruelles pavées qui montent à pique, quelques boutiques d’azulejos et les fameuses queijadas de la pâtisserie Piriquita. Le tout bercé par des arbres centenaires au milieu de villas joliment bourgeoises. Sintra apparaît comme une excursion agréable à une trentaine de kilomètres de Lisbonne.

Aujourd’hui, Sintra ne dégage plus rien de son élégance d’antan. Le centre ville historique s’est transformé en supermarché du souvenir. Tous les quarts d’heure, un bus déverse un flot de touristes âgés au milieu des calèches promenade, d’un café nommé « Paris », de boutiques de poteries et du musée…du jouet. C’est le soir, quand les centaines d’employés de cette grande foire touristique ferment boutique, que la ville affiche son vrai visage, celui de la désolation.
A deux rues de l’itinéraire touristique conseillé par le syndicat d’initiatives, un ramassis de bouteilles plastique, de papiers et autres déchets s’amassent dans les recoins. Les belles villas ont été désertées, leur façade s’écaille, le vent s’engouffre dans les fenêtres brisées et les vieilles portes, le souvenir d’une monarchie déchue hante les rues et les monuments. A quelques kilomètres de là, le palais de Queluz, joyau d’architecture, de jardin à la française et de pièces de mobilier historiques, affiche également une façade décrépie et un jardin où on ne sait plus distinguer création florale des mauvaises herbes. Le Guide Bleu dit que longtemps le Palais résonna des hurlements de folie et du désespoir de la reine Maris 1ère pour laquelle il fut construit. On semble les entendre encore aujourd’hui.

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Au départ de Sintra, pormenade autour du château de pena au milieu de fougères, sequoias, etc.

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Perché à 500m au dessus de Sintra, le château de pena.

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Palacio nacional.

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Palais de Queluz, murs recouverts d’azulejos.

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Palais de Queluz, splendeurs de lustres et vases chinois.

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Jardin de Queluz, dans un style italien au goût portugais.

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