mars, 2006

...lecture par mois

 

Paris:Agadir 2h30

Dimanche, mars 12th, 2006

L’avion permet de traverser le monde en quelques heures et de nous parachuter d’une culture vers une autre en un saut. Le temps d’acclimatation est inexistant et il est impératif (pour moi) de prendre du recul et de trouver sa place dans ce “nouveau” monde. Le vélo me permet aussi de prendre ce temps là. Lentement, au rythme de mes coups de pédales, je découvre la ville et son centre touristique, puis les quartiers résidentiels, viennent ensuite les quartiers pauvres et enfin la campagne. J’observe les gens, leurs habitudes, je m’arrête discuter avec un, demande ma route, bois un thé avec un autre. J’écoute les musiques, les bruits, les cris, les discussions (d’ailleurs l’arabe c’est pas simple ! même avec assimile vite…). Je sens les odeurs provenant des gargottes du bord de route, les pots d’échappement, les décharges, les fleurs dans les champs. Tous mes sens sont en éveil et la discrétion du vélo me permet d’arriver comme comme un chat devant un trou de souris.

Nancy (3°C), mitch dans le carton, relay me donne les derniers conseils pour ce voyage !

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Agadir (20°C) quelques heures plus tard la vue depuis mon hôtel.

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Arrivée

Mardi, mars 7th, 2006

Arrivée à Agadir :  du bruit partout, les taxis qui s’ entraident pour faire rentrer nos deux colis dans un coffre trop petit, les klaxons, la chaleur, un morceau des années 80 à la radio, les mobylettes, le chauffeur qui veut emprunter mon téléphone pour un appel “dans le coin”, les sourires, les rires, les femmes voilées, le foot à la télé, ça y est j’ y suis …la télétransportation a bien fonctionné.

Mes habitudes reprennent rapidement le dessus. Je sors méthodiquement Mitch de son carton et le remonte pièce par pièce. C’ est un jeu d’ enfant et je pourrais maintenant le faire les yeux fermés. J’ ai de nouveaux jouets et je prends soin de les installer avec précision. Il y a tout d’ abord mon compteur vitesse qui me donnera l’ altitude, la température et tout plein de choses inutiles mais très agréables à regarder pendant ces longues heures de pédalage. Ensuite, vient le nouveau porte bonheur de ma maman et pour finir de nouveaux freins à la pointe de la technologie… Une pause thé (du vrai, du berbère !) et j’ organise mes sacoches pour y rentrer ma penderie, ma cuisine équipée et le labo photo. Enfin ! je suis prêt, vivement demain pour les premiers tours de roues au Maroc. Un Tajine et au lit !

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Compteur et porte bonheur (c’ est un pote au perroquet)

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