De Santiago vers le désert

Dimanche, mai 1st, 2005

Santiago , ses rues bruyantes, ses belles filles, ses hommes en costard, ses rues nettoyées de toute pauvreté apparente, ses places surplombées de drapeaux tricolores, ses deux collines en plein centre ville, ses vieux quartiers, ses grands immeubles modernes… mais aussi sa pollution omniprésente, son cirque de montagnes qui l’entoure restant invisible derrière le fameux « fog », ses quartiers périphériques laissés à l’abandon, le stress de la capital et la nonchalance de ses habitants pressés.

Le Chili prend le chemin du modèle américain et Santiago en est le meilleur exemple avec ses drapeaux flottant à chaque coin de rues. Pour ma part, Santiago est une transition, une étape dans mon voyage et une pause bien méritée. Ce break d’une semaine recharge mes batteries et me permet de réparer Mitch’ qui avait besoin d’un check-up complet. Je suis chouchouté chez Roberto et sa famille qui m’ont gracieusement offert une chambre pour moi tout seul, le grand luxe ! Je suis tout de même content de quitter Santiago pour reprendre la route.

De Santiago vers le désert :
Depuis Santiago, je choisis de longer la côte et laisse de côté la cordillère des andes pour plus tard. J’emprunte la panaméricaine, route mythique qui remonte tout le Chili depuis le sud mais je m’écarte de cette autoroute au trafic intense à plusieurs reprises.

Le premier écart m’amène à Valparaiso, ville historique qui fût la ville la plus importante du Chili jusqu’à l’ouverture du détroit de Panama qui stoppa définitivement son activité portuaire. Aujourd’hui Santiago a repris le dessus mais Valparaiso a su garder son charme : des maisons se chevauchent les unes au dessus des autres en escaladant des collines qui font face à l’océan. Pour rejoindre les hauteurs de la ville, il faut emprunter des ascenseurs extérieurs imposant et décorant astucieusement la ville ou encore, pour les plus sportifs, enjamber des escaliers rivalisant de longueur avec ceux de Dubrovnik. En continuant vers le nord, je traverse Viña del mar, ses quartiers bourgeois et ses rues propres, pour rejoindre la côte d’azur Chilienne (heureusement désertée en automne).

Quelques jours de nouveau sur la routa cinco (panaméricaine) me permettent de rejoindre La Serena et Vicuña. Cette région (celle du pisco : alcool favori des chiliens) bénéficie d’un climat privilégié : une vallée fertile et verdoyante contrastant avec des montagnes pelées d’aridité.   C’est dans cette vallée que l’on trouve les meilleurs fruits du Chili et c’est également dans cette vallée que les nuits sont les plus clairs au monde. Quelques observatoires s’y sont donc logiquement installés et je visite celui de Mamalluca pour observer Saturne et ses anneaux, Jupiter et ses satellites et enfin la Lune et ses cratères.

Sur la route de nouveau, je laisse derrière moi les dernières vallées verdoyantes du Chili pour commencer la remontée vers le désert d’atacama. A quelques kilomètres de la routa cinco, je traverse un parc national perdu dans la sécheresse des montagnes du nord du Chili. Il contient comme seul et unique végétation : des cactus brûlés par la chaleur… Jusqu’à Antofagasta, séchant comme un lézard, je roule sur des chemins où l’esprit s’évade et la pensée se perd, faute de références visuels et auditives. Je me retrouve par hasard au pied de l’observatoire le plus grand du monde ( www.eso.org ), isolé de toute civilisation et de toute pollution de lumières. Par chance je me fond dans un groupe le visitant aujourd’hui même (il faut normalement réserver avec 3 semaines d’anticipation) et je découvre ici les prouesses technologiques que l’homme accomplit pour réaliser ses rêves.

J’arrive à Antofagasta sous la pluie et les éclairs (la dernière pluie date de 1999…), qui plongent la moitié de la ville dans l’ obscurité (panne d’ électricité dû à la pluie). Je me faufile dans le noir à la recherche de Tim, cycliste allemand que j’ai rencontré en Argentine. Je le retrouve facilement dans un bar et, autour d’une cerveza, nous mettons nos plans en commun pour traverser le désert et le salar d’atacama en direction de la cordillère des Andes et de la Bolivie.

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La fille de Roberto : ma prof d’espagnol.

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Jardin zen pour les stressés de la capitale.

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Kiosque à journaux

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Le vieux Santiago

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Le fameux fog… en face : les Andes. Mais rares sont les jours où les habitants de Santiago peuvent les voir.

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Les fameux joueurs d’échec sur la place centrale

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Le Montmartre de Santiago

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Jean-Paul II est mort, un drame en Amérique du sud.

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Quartier moderne de Santiago.

Pour le reste : pas de photos… Canon répart tranquillement mon appareil photo depuis 1 mois déjà…

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