La loose en Uruguay (suite)
Mardi, janvier 11th, 2005Forts de notre expérience sur “la costa de azure”, nous décidons de tenter le tout pour le tout et demeurons les seuls quidams à bord du bus qui nous emmène à Valizas, petite station dite plus calme mais tout autant balnéaire, 200km au nord de Punta del Este. Il faut toujours se méfier d’ être les seuls touristes dans un bus : cela veut tout simplement dire que celui-ci nous emmène dans un endroit où personne ne veut aller. Et là c’est le drame : la gare est une cabane et la route sans goudrons. Les autochtones que nous croisons nous paraissent bien sympathiques mais quelque peu similaires : tee-shirts fleuris, dread locks et tongues semblent être de rigueur. Plus nous avançons sur cette route qui a toujours oublié d’ être goudronnée, et plus nous nous rendons à l’ évidence : on a voulu quitter la Californie et ses clubs d’ aérobic sur la plage pour… le festival d’ Aurillac sans instruments. Et là, on s’ est rendu à l’ évidence : ou le temps s’ est arrêté avec la clim du bus, ou Woodstock a migré en Uruguay. Alors une seule question nous brûle les lèvres : où est la maison bleue accrochée à la colline ? Et est-ce que Lysette, Luc et Sylvia nous ont attendu ? Pendant que je tente de soigner ma dépression à l’auberge de jeunesse après que l’ aubergiste m’ ait demandé mon âge, Sébastien part acheter des victuailles plus que bio caché sous ses lunettes.Nous rencontrons Yvonne et Ricardo, professeurs de lettres à Montévideo ainsi qu’ un jeune psy solitaire. Rapidement, la plage qui elle est goudronnée est envahie par une population comment dire, homogène, dont la moitiée est en gestation. Me vient alors deux pensées du jour, la première philosophique : vivent les boules Quiès, et la deuxième : comment cet adorable petit village de pêcheurs a su se préserver du tourisme et de ses travers ?
37º2 l’ après-midi.
no comment
de l’ autre côté du village de “bab”, les pêcheurs.
Eleonor, prof d’ histoire à la retraite, nous a accueilli dans sa charmante petite maison.