Les chutes d’ IGUACU
Samedi, novembre 20th, 20041° jour à FOZ DE IGUACU : Plus nous nous rapprochons de cette ville, plus les gens que nous croisons nous disent de faire attention car il y beaucoup de vols et de problèmes dans cette “grosse” ville. Je suis donc très surpris de découvrir une petite ville tranquille ! Ses rues perpendiculaires sont très sympathiques et remplies de bars, snack, magasins en tout genre, banques, etc. Je flâne dans ces rues à la recherche de tout et de rien. J’ ai envie de me rendre tout de suite aux chutes mais elles sont situées à 20 km de la ville en plein milieu de la jungle et il est préférable de s’ y rendre le matin pour y saisir les premières lumières
Ces chutes sont un rêve d’ enfant pour moi. Coco, un ami voyageur de mon père, m’ a en premier donné l’ envie de m’ y rendre. Ensuite les livres, atlas et magasines de photos n’ ont fait qu’ accroître cette envie ! J’ y suis enfin mais il me faut encore patienter une journée… que cette journée me paraît longue.
Depuis Maringa, nous n’ avons rencontré que des brésiliens et des “locaux”. Ici, dans l’ auberge où nous restons et partout dans la ville on peut remarquer des touristes. Parmi ceux que je rencontre il y a des américains, allemands, suédois, finlandais, mexicains, etc. Que de belles rencontres ! En particulier celle de El Hadj, algérien qui étudie l’ anthropologie ici depuis plusieurs mois. Il y a également le vieux monsieur barbu, américain. Nous partageons nos pensés et refaisons le monde pour une bonne partie de la nuit. Chauffeur de taxi pendant plus de 30 ans, il laisse tout tomber le lendemain d’ un accident grave dans lequel il ressort indemne. Il y voit un signe et décide de prendre le temps de vivre et de voyager. Depuis 6 mois il voyage en Amérique du sud et ne semble pas décider à s’ en arrêter là !
2° jour : les chutes côté brésilien
Le rio iguaçu partage l’ Argentine et le Brésil. Il y a donc 2 possibilité pour observer les chutes, le côté Argentin et le côté Brésilien.
Suite aux conseils de tout le monde, je tente de mettre mon réveil pour observer les chutes le plus tôt possible… Hélas je n’ ai plus l’ habitude de devoir me dépêcher et respecter des horaires… J’ arrive à 10h30 sur place, avec tous les cars remplis de touristes qui les débarquent par trentaine. Ils ont l’ appareil photos collé à l’ oeil droit et du gauche il suive le bras levé de l’ accompagnateur afin de ne pas se perdre sur l’ unique chemin qui les rendra au plus près des chutes.
Je reste un moment à observer cet énorme site naturel et à me rendre compte que j’y suis ! Le bruit est impressionnant et la première vue qu’ offre le début du chemin est saisissante !
Je lis dans le routard que par jour de beau temps, on peut observer un arc-en-ciel constant… Hélas il n’ y a pas de soleil aujourd’hui !
3° jour : les chutes côté Argentin
Nouvelle tentative infructueuse pour un départ matinale, j’ arrive aux chute à 10h30 de nouveau mais à ma grande surprise, de ce côté-ci, il y de la place pour tout le monde ! Il est possible de faire des balades dans la forêt aux alentours. Je profite de la forêt pendant que tout le monde se rend aux passerelles pour approcher les chutes.
Il fait beau et le spectacle promet d’ être superbe ! Je suis tout excité à l’ idée de m’ approcher au plus près des chutes.
Quelques animaux du coin… la nature est au rendez-vous ici, un parc de 60km sur 40km laisse la nature en paix. Lorsque les chutes sont assez loin pour ne pas se faire entendre, on entend les oiseaux chanter, les singes crier. Les insectes sont omniprésents. Les fourmis ressemblent à des cafards tellement elles sont grosses. Les fleurs exhibent magnifiques couleurs… bref un paradis de nature !
A quelques mètres des chutes, le bruit, l’ eau et le vent me donne l’ impression de participer au vendée globe.
La gorge du diable, impossible d’ y voir le fond. Je m’ imagine plonger avec une bulle pour y découvrir cet endroit inexploré…nicolas Hullot l’ a peut-être déjà fait ?